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Parce que bière et culture font bon ménage, on ouvre une Corréus, on se détend, et on lit ce qui suit pour comprendre d’où on vient…

Corréus, chef des bellovaques

Toponymie de Beauvais

Beauvais tire son nom du peuple gaulois des Bellovaques qui faisaient partie de la Gaule belgique (les Belgae). Ces « Bellovaci » sont cités notamment par Jules César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules.

Étymologie des Bellovaques

Le sens du nom des Bellovaques reste incertain ; il a été proposé à partir du latin bellum « guerre », « belliqueux » et vacuum « vide » et : « ceux qui luttent en hurlant », il aurait donc des points en commun avec l’origine du nom « Belge ».

Les Bellovaques dans la Guerre des Gaules

En 57 av. J.-C., ils participent à la coalition des Belges : ils lèvent 60 000 hommes (sur les 300 000 de la coalition). Ils se soumettent quand César s’approche de l’oppidium de Bratuspantium  (localisation toujours inconnue). Jules César dit d’eux qu’ils « surpassaient en courage tous les autres peuples de la Gaule ».

À la fin de l’année 54 marquée par la révolte d’Ambiorix dans le nord, César envoie trois légions hiverner chez les Bellovaques pour empêcher la contagion aux peuples belges voisins.

En 52, les Bellovaques refusent de participer à la coalition dirigée par Vercingétorix. Finalement, sur l’insistance du roi des Atrébates Commios, ils fournissent 2 000 guerriers.
Vercingétorix sera défait lors de la bataille d’Alésia le 27 septembre -52.

En 51 av. J.-C., Corréus, chef rebelle et téméraire des Bellovaques, ne peut se résoudre à subir le joug des Romains et prend la tête d’une nouvelle coalition de Belges (Ambiens, Atrébates, Calètes, Veliocasses) et Aulerques.
Les Bellovaques pénètrent en territoire suession et se retranchent sur un terrain protégé par des marais et des bois (proche de l’actuel Clermont de l’Oise) : Jules César en met le siège.
Les Bellovaques, instruits par l’exemple d’Alésia, s’échappent de nuit et se réfugient dans un oppidum. César les poursuit. Une bataille s’engage où les Bellovaques sont défaits et Corréus tué. Sa mort met fin aux hostilités.

Corréus était la déclinaison latine de son nom, Corréos la déclinaison gauloise.
Une rue de Beauvais lui rend hommage : la Rue Corréus près de la gare.

La mort de Corréus

AuteurDiogene Ulyssee Napoleon Maillart  (1840–1926)
Titre : La mort de Correus
Description : L’œuvre représente la mort de Correus, chef de la tribu des Bellovaques, tué pendant la Guerre des Gaules de Jules César (Livre VIII).
Notes : Photographie (noir & blanc) d’une œuvre de Diogène Maillart (1840-1926) détruite lors des bombardements de 1940 dans l’hôtel de ville de Beauvais (France).

Sources :

http://www.oise.gouv.fr/layout/set/print/Services-de-l-Etat/Le-departement/Histoire
https://fr.wikipedia.org/wiki/Beauvais
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bellovaques
https://fr.wikipedia.org/wiki/Corréos
https://fr.wikipedia.org/wiki/Vercingétorix